Auteur : blogofficielautremonde

Sur la route

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« Je suis musicien et peintre. Je suis un voyageur » C’est avec ces mots que Tyler se présente. Originaire du Kentucky, aux États-Unis, le jeune homme a découvert Autremonde, en décembre 2016, par le biais d’un ami. « Quand il fait froid, c’est super de pouvoir venir se réchauffer ici. C’est une belle expérience de communauté », raconte-t-il.

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Ce jour-là, à la Kafet, Tyler est en train de bricoler sa guitare, objet dont il ne se sépare jamais. Très concentré sur sa réparation, il lève cependant le nez pour ajouter une précision : « J’aime venir ici, à la Kafet, mais j’aime aussi beaucoup les possibilités de sorties : les musées, les concerts, les spectacles… ». Un artiste conquis !

Clarisse, bénévole

À la poursuite d’Autremonde

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Slamani fait partie des “anciens” de la Kafet. « Même si je ne suis allé là-bas qu’une seule fois, j’ai connu Autremonde en 2006, quand les locaux étaient encore à Pelport », raconte-t-il. C’est un ami qui l’y avait conduit. Et il n’a pas hésité à suivre l’association avec le déménagement rue de la Mare. « J’aime venir à Autremonde, explique Slamani. On passe le temps, on rencontre des gens. L’association me plaît telle qu’elle est, je ne voudrais pas la changer ».

Comme beaucoup de personnes accueillies à la Kafet, Slamani garde précieusement avec lui son téléphone : « c’est important pour le travail, mais surtout, le téléphone permet de rester en contact avec la famille ».

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Clarisse, bénévole

À l’abri, au chaud

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« C’est dans la rue que j’ai entendu parler d’Autremonde », raconte Cavus. Sa casquette, qu’il ne quitte jamais, est vissée sur sa tête. Il y est particulièrement attaché ; « elle ne me tient pas vraiment chaud à la tête, mais elle me protège ».

cavus

Pour Cavus, les temps de Kafet sont des temps de repos, à l’abri, au chaud. Peu bavard, il ne vient pas spécialement pour rencontrer d’autres personnes. Mais il reconnaît l’utilité d’Autremonde. « Pour ceux qui n’ont rien à faire, c’est bien de venir ici. Il y a des personnes pour parler et aussi la possibilité de faire des sorties. C’est un lieu vraiment bien. Je ne voudrais pas qu’il change », conclut-il.

 

Clarisse, bénévole

Autremonde VS le Secours catholique

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Ce dimanche 14 mai restera certainement dans les annales d’Autremonde. Pourquoi ? La raison est simple : ce jour a vu s’affronter Autremonde et le Secours Catholique dans une partie de football d’une rare intensité.

16 hommes se sont livrés un duel, motivés par l’enjeu et prêts à braver neige et orage. Le rendez-vous était connu : 15h au Stade du Polygone de Vincennes. L’équipe du Secours Catholique a vu des joueurs d’Autremonde compléter ses rangs dû à un nombre insuffisant de joueurs présents.

L’échauffement se déroulera normalement, quelques tours de terrains, des étirements, des (pénibles pour certains) exercices de renforcement musculaire, et voilà nos 16 protagonistes prêts à en découdre.

Un arbitre s’assure du bon déroulement de la partie et donne un coup de sifflet pour annoncer le début de ce choc. La pluie s’invite elle aussi au débat et rafraîchit les corps de nos joueurs. Très rapidement, l’équipe de Secours Catholique met une pression dantesque sur les cages d’Autremonde et récolte les fruits de son travail avec un but d’entrée. Loin de se démobiliser et ayant compris que ce ne serait pas une partie facile, les joueurs d’Autremonde partent à l’assaut du but adverse dans l’espoir de combler leur retard. Le jeu est léché, les passes s’enchaînent, les joueurs se trouvent et les offensives sont efficaces. Résultat à la mi-temps : les voilà qui, non seulement rattrapent leur handicap au tableau d’affichage, mais imposent leur style et mènent désormais de 3 buts. Autremonde mène donc 4-1 au bout des 30 premières minutes de jeu. Quelle surprise ! Quelle intensité ! Des combinaisons assassines et un mental infaillible, on voit mal comment ce match pourrait échapper à Autremonde.

Quelques gorgées et consignes données plus tard, nous voilà reparti pour la deuxième manche de cette rencontre mémorable. Autremonde lève le pied et se contente de gérer la partie, se permettant même d’inscrire deux nouveaux buts. 6-1 pour Autremonde, la partie semble pliée. C’était sans compter sur le courage sans limite et le talent des joueurs du Secours Catholique ! Au bord du gouffre, les voilà agressifs et conquérants à nouveau. Les attaques se multiplient, les espaces sont exploités et les buteurs inspirés. Lorsque l’arbitre siffle la fin du match, le Secours Catholique a quasiment refait son retard : 6-4 et se trouve sur une dynamique exceptionnelle. Conscients de cela, tous les joueurs demandent à l’arbitre une prolongation, ce qu’il fait en permettant à ce sommet du football de durer 15 minutes de plus. Autremonde ne veut pas se faire rattraper et compte bien le montrer ; le Secours Catholique espère rattraper son retard et se montre prêt à tout pour y parvenir. Les actions se succèdent et l’arbitre siffle finalement l’arrêt définitif du match. Autremonde remporte ce match 7-4 et laisse exploser sa joie tout en saluant le courage de l’équipe adverse.

Après une telle dépense d’énergie et de sincères félicitations, nos joueurs favoris partagent quelques verres d’eau (et de sirop) et quelques biscuits afin de se régénérer. Tout est bien qui finit bien pour Autremonde, qui est parvenu – non sans mal – à prendre le meilleur d’une valeureuse équipe du Secours Catholique.

Autremonde vs Secours Catholique-Foot

Historique, intense et source de joie, ce match entre Autremonde et le Secours Catholique fût un moment de jouissif relâchement pour nos joueurs. De tels moments, on en redemande tous les weekends !

Gaëtan, bénévole

Dans un petit coin

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Depuis 2000, Hicham est coiffeur.

Depuis un an, il est aussi coiffeur bénévole à Autremonde. Un mercredi par mois, il installe un petit salon de coiffure dans les locaux de l’association et coiffe une douzaine de personnes accueillies à la Kafet. « Pour nous, explique l’un de ses “clients” du jour, c’est comme dans un salon de coiffure. On sait qu’Hicham a de l’expérience et on a la même convivialité. C’est bien aussi pour nous de parler à d’autres personnes que les bénévoles ».

C’est un ami qui a dirigé Hicham vers Autremonde. « Je suis bien installé dans mon petit coin. Je n’ai pas besoin de plus. Surtout, je suis content de pouvoir apporter mon aide », raconte Hicham, qui aimerait aussi proposer ses services à une association chargée de personnes handicapées.

Forcément, Hicham ne se sépare jamais de son sac-à-dos : « il me permet de transporter tout le matériel dont j’ai besoin pour venir à Autremonde ».

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Clarisse, bénévole

Par hasard et par choix

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« Je me promenais avenue Gambetta. Il y avait un groupe devant un bâtiment. Je me suis approché et nous avons commencé à parler. C’était des bénévoles d’Autremonde. Ils m’ont invité à entrer ». Si Yazid a découvert par hasard l’accueil de jour proposé par l’association, c’est par choix qu’il y est revenu. « Ici, à la Kafet, c’est calme, explique-t-il. Le public n’est pas composé de “déglingués”. L’atmosphère est tranquille, paisible ». Bien sûr, Yazid reconnaît aussi qu’il n’a pas vraiment les moyens d’aller ailleurs. Mais il reste un fidèle de la première heure, se remémorant encore, avec un plaisir non dissimulé, le couscous qu’il a cuisiné pour Autremonde en 2009.

Lorsqu’on le questionne sur les évolutions positives qu’il aimerait pour l’association, il répond, malicieux : « rapprocher Autremonde de chez moi ! ». On comprend mieux pourquoi ; l’objet qui ne le quitte jamais est… son vélo !

yazid

Besoin d’apprendre

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29 mai 2016. Mamadou arrive en France, laissant derrière lui sa famille, en Guinée Conakry. Il est un peu isolé, mais surtout, il s’ennuie, alors une assistante sociale de France terre d’asile l’oriente vers Autremonde.

Aujourd’hui, on croise régulièrement Mamadou à la Kafet. « Je suis content de venir. Les gens sont gentils et je m’entends bien avec les bénévoles », explique-t-il. Il ne se contente pas pour autant du seul accueil de jour d’Autremonde. Mamadou attend de pouvoir s’inscrire au foot. Mais il a déjà participé aux cours de fitness. Il suit par ailleurs un cours de français, le soir. D’ailleurs, davantage de cours serait d’après lui une belle évolution pour l’association. « On a besoin de vraiment bien apprendre ».

Mamadou ne se sépare pas de son téléphone : « c’est important d’avoir un téléphone. Ça me permet de m’occuper l’esprit, mais aussi de garder le contact avec la famille et les amis », conclut-il.

mamadou

Clarisse, bénévole