Accueils de jour

À la poursuite d’Autremonde

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Slamani fait partie des “anciens” de la Kafet. « Même si je ne suis allé là-bas qu’une seule fois, j’ai connu Autremonde en 2006, quand les locaux étaient encore à Pelport », raconte-t-il. C’est un ami qui l’y avait conduit. Et il n’a pas hésité à suivre l’association avec le déménagement rue de la Mare. « J’aime venir à Autremonde, explique Slamani. On passe le temps, on rencontre des gens. L’association me plaît telle qu’elle est, je ne voudrais pas la changer ».

Comme beaucoup de personnes accueillies à la Kafet, Slamani garde précieusement avec lui son téléphone : « c’est important pour le travail, mais surtout, le téléphone permet de rester en contact avec la famille ».

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Clarisse, bénévole

Tout foot

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Arouna n’a qu’un mot à la bouche : le football ! En véritable fan, c’est donc par ce biais qu’il fait son entrée à Autremonde. D’abord le foot, la Kafet ensuite, puis les ateliers de français, les sorties culturelles, le cinéma… Depuis son arrivée du Sénégal, en 2015, Arouna entretient plusieurs points d’entrée à Autremonde. À l’origine, c’est un ami qui l’aiguille vers l’association. Il s’y sent rapidement à l’aise. « On est bien accueilli à Autremonde. J’aimais bien Sophie et Amel qui se sont occupé du foot et des sorties. Et à la Kafet, Michel m’aide pour les papiers », explique le jeune Sénégalais.

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De quel objet Arouna ne se sépare jamais ? Son téléphone : « j’ai une application et je peux jouer au football sur mon téléphone », raconte-t-il, entre deux parties de… baby-foot à la Kafet !

Clarisse, bénévole

Armé pour répondre

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Ce mercredi-là, c’est une Kafet “moyenne” pour Michel. 80 personnes accueillies (60 personnes pour les petites Kafets et 100 pour les grosses) tout au long de l’après-midi, qu’il faut écouter, aiguiller, conseiller ou tout simplement diriger vers le coiffeur, présent une fois par mois.

Michel a une double casquette de bénévole : depuis janvier 2016, il encadre la Kafet le mercredi après-midi (il est l’un des référents) et anime depuis octobre dernier un atelier de français (La Mare – niveau 1). « À l’origine, j’étais intéressé par les cours de français et par l’atelier de photo, étant moi-même photographe. Mais les équipes étaient complètes et les horaires ne me convenaient pas forcément. J’habite en banlieue ; je viens de loin », explique-t-il. Alors il choisit la Kafet, dont il apprécie l’action d’accueil avec, pour objectif, d’offrir un espace de convivialité, tout en créant du lien social via, entre autres, les ateliers et les sorties du pôle culturel. L’accueil, un autre domaine qu’il maîtrise, car Michel est aussi un éducateur spécialisé à la retraite. « Aujourd’hui, je m’occupe, je jardine, je fais et je vais au théâtre, je voyage – le Maghreb et l’Afrique noire, mais aussi l’Asie… », raconte-t-il, plein d’enthousiasme.

Michel veille sur la Kafet d’une main de maître, même s’il reconnaît que le travail est assez simple : « les accueillis se sentent ici comme chez eux. Ils se sont appropriés le lieu et les habitués, qui se sentent responsables, le gèrent d’eux-mêmes », précise-t-il. Les accueillis, Michel connaît leur prénom pour la plupart, leur histoire et leur parcours pour quelques-uns. « On n’a hélas pas les moyens de faire un véritable suivi avec eux. Parfois, on ne les voit plus. On s’inquiète pour eux, regrette-t-il, tout en tempérant ses propos : les échanges de pratiques, avec notamment un débrief entre bénévoles, mis en place par le pôle précarité nous permettent d’être mieux armés pour répondre à certaines situations ».

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À l’aise avec tous les publics, Michel ne manque aucune occasion de discussion. Il porte toujours sur lui sa croix. « C’est une forme de témoignage sans avoir besoin de parler, indique-t-il. Et si quelqu’un m’interroge dessus, ça me permet de lancer la conversation ».

Clarisse, bénévole

Se détendre et se remotiver

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C’est par le biais d’un autre site d’accueil de jour que Charles a découvert Autremonde. « À la Kafet, on peut aussi bien boire un café que se connecter sur internet. C’est important pour chercher du travail. Au Pôle emploi, il y a des sites de recherche qui sont bloqués. Ici au moins, on a accès à tout », explique Charles.
Il ne se sépare d’ailleurs pas de son téléphone. Il n’y est pas particulièrement attaché, mais « dans les temps actuels, le téléphone, pour la recherche d’emploi, c’est indispensable », raconte-t-il.

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Pour cet homme, en situation de difficulté professionnelle et sociale, l’accueil de jour d’Autremonde est précieux. Précieux pour se détendre, mais aussi pour se remotiver. Il apprécie l’ambiance, le calme, le cadre, les rencontres… « et en plus, on nous offre des biscuits avec le sourire ! », dit-il, arborant lui-même un large sourire.

S’il est attaché au lieu – il aimerait que celui-ci soit encore plus vaste, surtout les jours de forte fréquentation à la Kafet –, Charles l’est aussi d’Autremonde. « L’association propose beaucoup d’activités. Moi, à part le Café ciné, je ne suis pas très culture. Je ne participe pas aux ateliers, mais je fais les collectes. Ça me semble naturel de récupérer du café pour le boire ensuite ici », conclut-il.

Clarisse, bénévole

Revue de presse

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Afriscope est un nom qui sonne notamment aux oreilles des habitués de la Kafet. Mais qu’est-ce que c’est ?

Afriscope est un magasine bimensuel réalisé par Africultures, le site internet de référence des cultures africaines. Son ambition : relayer la sphère culturelle, les événements de société ou encore les initiatives citoyennes qui ont un lien avec l’Afrique. Tous les deux mois, l’équipe d’Afriscope met à disposition d’Autremonde un paquet d’exemplaires ! Les uns sont en consultation à la Kafet, les autres sont distribués dans les foyers. On retrouve même Afriscope dans les ateliers de français ! Un cahier central, en effet, reprend une partie des articles du sommaire dans une version plus simple. Ceux-ci sont même complétés par des exercices. Un support idéal pour mêler apprentissage et actualité.

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Clarisse, bénévole

Dispo à la biblio : Comme un roman de Daniel Pennac

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Le droit de ne pas lire.

Le droit de sauter des pages.

Le droit de ne pas finir un livre.

Le droit de relire.

Le droit de lire n’importe quoi.

Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)

Le droit de lire n’importe où.

Le droit de grappiller.

Le droit de lire à haute voix.

Le droit de nous taire.

Comme un roman, de Daniel Pennac n’est pas vraiment un roman. Il s’agit plutôt de réflexions autour de la lecture, qui se lisent… comme un roman !

Sur ce sujet, Pennac est un pro ! En partant de sa propre expérience, il livre un véritable plaidoyer pour la lecture plaisir. Il raconte ainsi ses premières lectures et ses difficultés face à certaines œuvres, « obligatoires » pour tout lecteur en milieu scolaire, mais aussi toutes les lectures qui l’ont construit, celles qu’il a aimées. Et de conclure sur sa liste des droits du lecteur. Bref, un régal !

Comme un roman est disponible – et en bonne place – à la bibliothèque de la Kafet. À emprunter de toute urgence !

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Bibliothèque de la Kafet

30, rue de la Mare (Paris 20e)

mercredi, vendredi (de 14h à 17h30) et dimanche (de 15h à 18h)

Clarisse, bénévole

Tout Autremonde

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Yacoob est un assidu d’Autremonde.

Il fait partie de ces jeunes – il a 22 ans – qui ont traversé la mer en bateau. Seul. Direction : la France. En août 2014, lorsqu’il arrive du Soudan, il commence par fréquenter la Kafet. Pour lui, c’est une véritable chance. Il y trouve non seulement un accueil réconfortant de la part des bénévoles, mais aussi un endroit où il a l’opportunité de rencontrer d’autres personnes.

À la Kafet, il s’inscrit à l’atelier de français. Aujourd’hui, on peut le croiser à l’atelier de Français (niveau 1 à La Mare), à l’atelier Peinture, mais aussi au foot !

Si Yacoob avait un pouvoir magique lui permettant de vivre dans un autre monde, il ferait en sorte que plus jamais personne ne souffre de la faim.

Que ou qui voudrais-tu être ?
Mon oncle.

Quel don de la nature aimerais-tu avoir ?
Le soleil, car il donne aux gens la santé et le sourire.

Que détestes-tu par dessus tout ?
Manger du porc.

Une anecdote ou un souvenir ?
J’aime mon oncle parce qu’il m’a appris à faire du sport.

Y a-t-il un objet que tu as toujours sur toi ?
J’ai toujours mon téléphone dans la poche. C’est ce qui me permet de conserver un lien avec ma famille et mes amis au Soudan.

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Si tu étais un cartoon, tu serais ?…
Dragon Ball.

Un(e) acteur/actrice ?
James Bond.

Un livre ?
Un livre d’histoires très drôles.

Un musicien ?
Un guitariste.

Un peintre ?
Je ne connais pas de peintre, mais j’essaie d’en être un moi-même grâce aux ateliers d’Autremonde.

Élodie et Clarisse, bénévoles