Ateliers de français

Armé pour répondre

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Ce mercredi-là, c’est une Kafet “moyenne” pour Michel. 80 personnes accueillies (60 personnes pour les petites Kafets et 100 pour les grosses) tout au long de l’après-midi, qu’il faut écouter, aiguiller, conseiller ou tout simplement diriger vers le coiffeur, présent une fois par mois.

Michel a une double casquette de bénévole : depuis janvier 2016, il encadre la Kafet le mercredi après-midi (il est l’un des référents) et anime depuis octobre dernier un atelier de français (La Mare – niveau 1). « À l’origine, j’étais intéressé par les cours de français et par l’atelier de photo, étant moi-même photographe. Mais les équipes étaient complètes et les horaires ne me convenaient pas forcément. J’habite en banlieue ; je viens de loin », explique-t-il. Alors il choisit la Kafet, dont il apprécie l’action d’accueil avec, pour objectif, d’offrir un espace de convivialité, tout en créant du lien social via, entre autres, les ateliers et les sorties du pôle culturel. L’accueil, un autre domaine qu’il maîtrise, car Michel est aussi un éducateur spécialisé à la retraite. « Aujourd’hui, je m’occupe, je jardine, je fais et je vais au théâtre, je voyage – le Maghreb et l’Afrique noire, mais aussi l’Asie… », raconte-t-il, plein d’enthousiasme.

Michel veille sur la Kafet d’une main de maître, même s’il reconnaît que le travail est assez simple : « les accueillis se sentent ici comme chez eux. Ils se sont appropriés le lieu et les habitués, qui se sentent responsables, le gèrent d’eux-mêmes », précise-t-il. Les accueillis, Michel connaît leur prénom pour la plupart, leur histoire et leur parcours pour quelques-uns. « On n’a hélas pas les moyens de faire un véritable suivi avec eux. Parfois, on ne les voit plus. On s’inquiète pour eux, regrette-t-il, tout en tempérant ses propos : les échanges de pratiques, avec notamment un débrief entre bénévoles, mis en place par le pôle précarité nous permettent d’être mieux armés pour répondre à certaines situations ».

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À l’aise avec tous les publics, Michel ne manque aucune occasion de discussion. Il porte toujours sur lui sa croix. « C’est une forme de témoignage sans avoir besoin de parler, indique-t-il. Et si quelqu’un m’interroge dessus, ça me permet de lancer la conversation ».

Clarisse, bénévole

« D’abord apprendre le français »

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Wadir a 25 ans. Il est Afghan. Papa d’un petit garçon de trois ans (qui vit aujourd’hui en Afghanistan avec sa mère), il est arrivé à Paris en juillet 2016. Tout de suite, il est mis en lien avec une première association qui le dirige vers Autremonde.

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« Je suis d’abord venu pour apprendre le français », précise-t-il. Depuis son arrivée en France, Wadir a d’ailleurs toujours avec lui un manuel d’apprentissage du français. « Comme je ne travaille pas, je passe le plus de temps possible à lire et à écrire », explique-t-il.

Curieux et ouvert, il s’intéresse aussi très vite aux activités que propose le pôle culturel de l’association. Hip-hop, cirque, cinéma, pour le plaisir des yeux et des oreilles, Fabrique du goût et Disco Soup pour les papilles ; Wadir est un participant assidu. « Je suis content de venir à Autremonde. J’apprends le français, je fais d’autres choses et je rencontre de nouvelles personnes », se réjouit-il.

Clarisse, bénévole

Exercice sur table

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Laura vient de faire sa rentrée au CFJ (Centre de formation des journalistes), où il est habituel d’évoluer dans les conditions du métier. Mercredi, un sujet de devoir tombe ; réaliser un cours reportage écrit. Et le rendre vendredi. Elle aimerait assister à un cours de français et parler d’Autremonde. Pas surprenant : elle est diplômée d’un master «Conflits et développement » à Sciences Po et a choisi des thématiques comme «Développement et solidarité internationale», «Communication et plaidoyer des ONG»… Elle a aussi conçu et monté dans ce cadre un projet autour des veuves en Inde, rendu un mémoire de recherche sur « Le lien entre l’exploitation des minerais et la situation humanitaire en République démocratique du Congo ».

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Elle assiste au cours de niveau 1, à la Mare, le jeudi. Elle prend beaucoup de notes. Elle intrigue les apprenants. Elle leur parle aussi, leur pose des questions. Et puis, petit à petit, elle les aide ! Elle participe à la bonne ambiance du cours, sans toutefois perdre de vue son objectif. Elle interroge les bénévoles et Nina, la responsable du pôle insertion des migrants. Elle regrette de ne pouvoir parler avec Samira, la déléguée générale, absente ce jour-là. Elle passe encore quelques coups de fil pour affiner son sujet.

Le pire dans cette histoire, c’est qu’elle a aiguisé notre curiosité. On a envie de lire son article. Ce sera peine perdue : ce n’est finalement qu’un devoir…

Clarisse, bénévole

Sur le chemin de l’école

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L’an dernier, à la même époque, j’étais gagnée par le trac : c’était ma première rentrée des classes, en niveau 1, à la Mare (https://blogofficielautremonde.wordpress.com/2015/09/28/rentree-des-classes/) ! Aujourd’hui, pour cette nouvelle rentrée, c’était très différent.

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Différent parce qu’une année de cours de français a été une expérience forte et enrichissante. Les échanges avec les apprenants et les bénévoles m’ont énormément apporté (et en particulier de la joie et de la bonne humeur !). J’étais impatiente de recommencer.

Différent parce qu’il m’est désormais plus facile d’appréhender les cours. J’ai suivi des formations, j’ai appris à apprendre… Ma vision est plus claire et mes objectifs aussi !

Différent enfin, parce que le groupe d’apprenants a changé. L’horizon des pays d’origine des apprenants s’est élargi : Mali, Soudan, Afghanistan, Bengladesh… Je retrouve des têtes connues : Sourouga (https://blogofficielautremonde.wordpress.com/2015/11/25/poursuivre-sa-route/) et Bandiougou (https://blogofficielautremonde.wordpress.com/2015/10/12/un-forgeron-aux-doigts-dargent/), mais aussi de nouveaux visages, certains soucieux, d’autres curieux, mais tous portant en eux l’envie d’apprendre.

C’est une nouvelle belle année qui se profile.

Clarisse, bénévole

Revue de presse

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Afriscope est un nom qui sonne notamment aux oreilles des habitués de la Kafet. Mais qu’est-ce que c’est ?

Afriscope est un magasine bimensuel réalisé par Africultures, le site internet de référence des cultures africaines. Son ambition : relayer la sphère culturelle, les événements de société ou encore les initiatives citoyennes qui ont un lien avec l’Afrique. Tous les deux mois, l’équipe d’Afriscope met à disposition d’Autremonde un paquet d’exemplaires ! Les uns sont en consultation à la Kafet, les autres sont distribués dans les foyers. On retrouve même Afriscope dans les ateliers de français ! Un cahier central, en effet, reprend une partie des articles du sommaire dans une version plus simple. Ceux-ci sont même complétés par des exercices. Un support idéal pour mêler apprentissage et actualité.

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Clarisse, bénévole

Prêter main fine

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Pour constituer le matériel pédagogique qui sert aux ateliers de français, à la Mare, il n’est pas rare de voir des bénévoles ou des stagiaires prêter main forte ! Main fine, en l’occurrence, quand il est question de minutieusement plastifier une série de lettres. Ce jeu de lettres va permettre d’animer une activité, pendant les ateliers, de reconnaissance des calligraphies. Pour les apprenants, en effet, faire le lien entre lettres majuscules et lettres minuscules n’est pas toujours évident. Avec ce nouveau matériel, ils vont pouvoir apprendre en s’amusant !

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Clarisse, bénévole

Brazil !

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Le samedi (un sur deux), c’est capoeira à La Mare. C’était ainsi le cas samedi dernier. Une fête avec les apprenants était aussi au programme. Les musiciens ont donc fait des heures supplémentaires et ce sont plusieurs continents qui se sont rencontrés à cette occasion. Une soirée conviviale où les uns ont pu discuter autour d’un verre, tandis que les autres se sont laissés emporter par des rythmes endiablés. Et pour une fois la musique était en live !

Atelier Capoeira, un samedi sur deux, de 15h à 18h, à La Mare.

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Clarisse, bénévole